Lycée Edouard-Herriot

« Lycée Edouard Herriot Annexe de Villeurbanne, Place Grand Clément.

De la Classe de 6ème à la 3ème.

De la 6ème à la 3ème il fallait une blouse « bise » apportée propre tous les lundis, avec le nom et la classe brodés en rouge côté gauche....J’ai donc toujours porté cet uniforme : il n’y avait pas de rivalité quant aux « marques » de nos vêtements. On laissait les manteaux au sous-sol et on montait se mettre en rang dans l’escalier de bois de cette grande maison bourgeoise, entourée d’une cour couverte de gravillons, entourée d’un jardin , et d’un très grand terrain de sport.

La Surveillante générale faisait observer un silence total à toutes ces classes, tous les matins et tous les après midis, la cloche sonnait 5 minutes avant le début des cours, et seulement dans le silence complet les rangs avançaient. De son point d’observation, elle pouvait rappeler à l’ordre du haut en bas de l’escalier les rares bavardes qui recevaient une punition …

De la 6ème je me souviens du latin et du français avec un Professeur très gentil, Madame Dagognet. J’ai toujours adoré la récitation seul moment où je parlais beaucoup…

J’ai été première en gymnastique puis dispensée car opérée d’un ménisque : j’ai glissé sur les gravillons …c’est la longue absence mentionnée en anglais qui me rappelle cette opération.

En 5ème j’ai eu 3 premiers prix en histoire-géographie, en anglais et en sciences naturelles : , un deuxième prix en français et 4 accessits …je ne savais pas si je ferai sciences ou anglais …

En 4ème j’avais Madame Martin en français et en 3ème Mademoiselle Delobre. Il y a eu des accrocs en composition …mais un ensemble jugé par la Directrice, Madame Vidiani que nous ne voyions à Villeurbanne que trois fois dans l’année pour les prix de tableau d’honneur, voir les encouragements ou les félicitations … cérémonie impressionnante avec tous les professeurs, la distribution des prix elle, avait lieu au lycée Edouard Herriot où j’entrais en seconde.

En seconde j’ai rejoint le Lycée Edouard Herriot, Place Edgar Quinet.

Je revois bien tous les enseignants, Madame Loucel en français, Mademoiselle Bœuf en histoire géographie, Madame Magnillat en anglais –qui probablement a beaucoup influencé mon choix ultérieur, Madame Fouilloux en allemand, Madame Ruche en mathématiques, Madame Toublou en physique-chimie, matière que j’ai toujours adorée, Madame Pausanias en éducation physique ; mais je ne sais plus pourquoi dans les mentions d’excellence j’ai eu un prix spécial …

En 1ère, en anglais Mademoiselle Faure avec qui j’ai très longtemps correspondu a confirmé mon choix pour l’anglais. Notre Professeur d’histoire et géographie que j’ai retrouvé en classe de prépa Fontenay-St Cloud, extraordinaire Madame Rome nous tenait suspendus à ses cours n’entendant même pas sonner la fin de l’heure. En mathématiques : révélation : mademoiselle Milliat m’a fait aimer les mathématiques : très sévère, très juste , elle savait faire une démonstration sans quitter du regard celle qui aurait voulu se dissiper…j’ai donc été trois fois 1ère en mathématique : c’était de l’algèbre surtout… la géométrie ne m’a jamais transportée …et en gymnastique j’ai fini dans le plâtre…

En philo, ce fut enfin le prix d’excellence que je briguais depuis si longtemps toujours dans l’ombre des encouragements…En anglais Madame Antonietti confirmait aussi que je devais poursuivre en anglais, mais en physique et en chimie pour littéraires j’étais encore assez bonne…

Je voulais entrer en Prépa Fontenay-aux-Roses, mais ayant encore une année d’avance, on m’a mise en hypokhâgne : je n’ai pas exactement perdu un an puisque j’ai pu suivre les cours de Mademoiselle Cochard inoubliable : elle faisait du théâtre et on redemandait toujours qu’elle nous lise Maupassant…je l’entends encore lire Le petit fût…

En prépa Fontenay, ce fut très dur, car tous les autres -sauf 5 -avaient déjà présenté le concours et particulièrement en philo les profs avaient décidé de ne pas reprendre tout le programme, pour les 5 qui se présentaient au concours pour la première fois, mais de ne traiter que la partie nouvelle du programme. Mes parents m’ont donc offert des cours de philo et grâce à Monsieur Girer Professeur au lycée Ampère j’ai sû traiter le sujet …C’est cette année là que j’ai noué de longues amitiés avec les historiennes, Renée Pignard, Denyse Pouly, Marie-Ange Chaton malheureusement partie trop jeune. J’ai donc présenté Cachan et Fontenay. Pour mon tout premier voyage à Paris je suis tombée en géographie à Cachan sur « les quartiers parisiens »…alors que je n’avais jamais vu Paris. J’ai quand même signalé à mon jury que j’en aurais eu davantage à dire sur les quartiers lyonnais et c’est peut être pourquoi je suis restée de cœur lyonnaise… » LGB